Description du projet
Récemment diplômée d’un DNSEP à l’Ecole Supérieure d’Art et Design de Saint Etienne (France), Clémentine Chalançon partage sa production artistique entre photographie et peinture.
Elle use ainsi de ses photographies comme sujet, peignant les paysages par le filtre de ses propres prises de vues. Distancés de la réalité par les effets photographiques, les paysages se transforment. Difformes, flous, ils laissent apparaître les zones d’ombre qui les composent. C’est le propre de la pratique artistique de l’artiste, se situer à la limite des choses, entre abstraction et figuration, photographie et peinture, réalité et fiction.
Pour la Biennale de Rabat, Clémentine Chalançon dévoile la matérialité d’un monde qui lui est propre. Ancrée dans une peinture figurative, l’artiste, par un processus de distanciation, resitue ses paysages pour ce qu’ils sont : les souvenirs transformés d’un espace qui n’existe déjà plus.
2019
Paysages Manufacturés
OFF Biennale de Lyon 2019, Centre Culturel de l’Aqueduc, Dardily, France.
2019
Starting Blocks
Cité du Design, Saint-Etienne, France.
2019
Vitrine de l’ADERA
Ateliers du Grand Large, Décines-Charpieu, France.
2018
Nuit de la photographie
Festival 9ph, Esplanade du Bleu du Ciel, Lyon, France.
2018
Ce n’est qu’un combat, continuons le début
Ceysson & Bénétière, Saint-Etienne, France.
Portrait
« Pour peindre, j’utilise des images : paysages, désert, montagne, coucher de soleil, bâtiment de résidence de tourisme, haies, massif floral, canard sur l’eau, neige, formes floues qui défilent vues du train. Ce sont des images surexposées, sous-exposées, ou avec des contrastes trop forts ; les formes émergent à peine du noir, ou sont effacées par trop de lumière ; il y a des poussières collées au négatif, un voile sur la pellicule, beaucoup de bruit, de grain. Les défauts de ces images manifestent leur matérialité.
L’image sert de guide pour qu’en peignant, mes gestes aient un but. Les peintures qui en résultent témoignent d’intentions : tracer, placer, remplir, contourner, préciser, recouvrir. Elles sont faites d’aller-retours entre les indices de figuration et l’évidence des taches, traces, traits de matière.
Les images issues des appareils valent comme enregistrements, empreintes du réel. En peignant une image, on la détache de ces liens. Une peinture existe d’abord dans son propre espace, et incarne un rapport au monde dans une matière indépendante. »
C.C



