Description du projet
Fella Tamzali Tahari débute sa carrière artistique en se dirigeant vers l’architecture : en 1995, elle reçoit son diplôme de l’Ecole Polytechnique d’Architecture d’Alger. Après avoir travaillé en tant qu’architecte, elle se rapproche de l’école des Beaux-Arts d’Alger où elle suit régulièrement des cours en tant qu’auditeur libre. Elle intègre l’école en 2008 et obtient son diplôme en 2013.
Au centre de la démarche de l’artiste, il y a d’abord le choix du médium. Alors que la peinture et la figuration tiennent une place centrale dans l’histoire de l’art, Fella Tamzali Tahari choisit de s’extraire de l’héritage culturel et historique de la représentation pour offrir une peinture authentique et personnelle. Intéressée d’abord par la représentation de la violence dans la sphère de l’intime, la figuration qu’elle développe s’appuie sur le geste comme langage corporel.
L’artiste présente ici un ensemble de six peintures pour lesquelles le corps, en mouvement, semble constituer un leitmotiv. Dans les tons sombres, chacune des œuvres provoque le malaise : le visiteur observe des moments de vie qui, décontextualisés par le gros plans, paraissent empruntés aux cauchemars de l’artiste.
2017
Alger / Montréal
Les Ateliers Sauvages, Alger, Algérie.
2015
L’art en chantier
Les Ateliers Sauvages, Alger, Algérie
2016
Picturie générale III
Marché Volta, Alger, Algérie.
2014
Picturie générale II
Marché Volta, Alger, Algérie.
Portrait
Oeuvres
Algérie (1971)
Sans titre
2013
Peinture
Acrylique sur toile
90 x 190 cm
Courtesy de l’artiste
Algérie (1971)
Fillette à la toupie
2014
Peinture
Acrylique sur toile
60 x 40 cm
Courtesy de l’artiste
Algérie (1971)
Sans titre
2013
Peinture
Acrylique sur toile
112 x 159 cm
Courtesy de l’artiste
Algérie (1971)
Arachnée
2015
Peinture
Acrylique sur toile
92 x 83 cm
Courtesy de l’artiste
Au centre de ma démarche il y a le choix d’un médium, la peinture.
C’est un choix qui oblige, parce que ce médium a accompagné toute l’histoire de la représentation.
Dans le contexte de l’Algérie contemporaine qui est pétrie d’un Islam à la fois hérité de la tradition et teinté du rigorisme moderne qu’on lui connait, la question de la figuration reste incontournable. Cette question marque le début de mon parcours et me conduit à faire l’expérience d’une peinture abstraite et gestuelle.
Et si celle–ci s’est rapidement épuisée, ce laps de temps a aussi été celui de la déconstruction d’un ensemble d’à priori et d’un imaginaire, pour aller vers une peinture plus authentiquement personnelle et figurative.
C’est principalement la question du sens et de la nécessité d’une peinture qui ne renie pas les codes visuels du spectateur local, pour contribuer au débat en cours dans ma société, qui m’entraine à développer une figuration qui s’appuie sur le geste comme langage du corps pour une peinture qui cherche à être éloquente.
Intéressée d’abord par la représentation de la violence dans la sphère de l’intime, mon travail a depuis évolué depuis vers des sujets plus libres mais qui toujours traduisent à travers la représentation du corps les ressentis, émotions ou désirs qui me traversent.
F.T




